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La vie de Saint André

Saint André est né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade. Il habitait avec son frère, Simon-Pierre, à Capharnaüm, et travaillait avec lui sur leur bateau de pêche. Il fut d’abord un disciple de saint Jean-Baptiste.

L’évangéliste Jean raconte sa première rencontre avec Jésus qui fut décisive puisqu’il choisit de le suivre et de devenir son disciple. Aussitôt après cette rencontre tant espérée dans son coeur, il courut chez son frère Pierre pour lui dire qu’il venait de trouver le Messie, mais aussi pour le conduire vers Jésus.

Saint André fut toujours très proche du Seigneur et très attentif à son enseignement. L’Evangile en parle très peu, mais on le retrouve lors de l’épisode de la multiplication et c’est lui qui repère le jeune garçon avec ses cinq pains et ses deux poissons.

Après la Passion, la Résurrection et la Pentecôte, André choisit de partir évangéliser les peuples de la Scythie (sud de la Roumanie - Dobrogea actuelle), des bords de la Mer Noire, mais aussi de certaines provinces grecques (Achaïe, Epire et Thrace).

Il est même considéré comme ayant fondé le siège patriarcal de Constantinople. Dans toutes ces régions, il proclama avec zèle la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, institua un grand nombre de communautés et ordonna plusieurs évêques.

A Patras, capitale d’Achaïe, près de Corinthe, il fut arrêté par le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Puis, après un jugement sommaire, il fut fouetté et attaché sur une croix en forme de X.

Venu narguer son prisonnier, Egée fut pris à partie par saint André, qui le mit au défi de pouvoir le détacher de cette croix. Touché par la force qui émanait de l’Apôtre, Egée demanda qu’il fût détaché. Mais, à chaque fois que les gardes s’approchaient de la croix, ils étaient comme empêchés par une force mystérieuse. Pendant ce temps, saint André priait le Seigneur de le maintenir ainsi, pour montrer sa toute-puissance aux hommes et lui demandait d’agréer son martyre pour convertir les coeurs endurcis de ses bourreaux.

Saint André mourut sur sa croix de supplice, vraisemblablement le 30 novembre 62. La femme d’un sénateur romain, Maximille, recueillit son corps, l’embauma et l’enterra. Le proconsul Egée, très irrité, voulut la dénoncer à l’Empereur. Mais un démon l’en empêcha en l’étranglant sur la place publique.

La tradition orthodoxe appelle l’Apôtre André le "protoclet", c’est à dire le premier appelé parmi les apôtres. Un lien très fort l’unit à la Grèce (ses reliques sont conservées dans l’église de Patras), mais aussi à la Roumanie, dont il est le saint protecteur depuis 1997. La métropole de Iasi (Moldavie) conserve une relique du saint, offerte par le Cardinal de Vienne et insérée dans une icône donnée par la Grèce, ainsi qu’une relique de la croix de son supplice insérée dans une croix de bénédiction en argent offerte par le Métropolite de Patras.

Le Saint Synode roumain a décidé de faire du 30 novembre (fête de saint André) la fête officielle de l’Eglise Orthodoxe Roumaine. Ainsi, il est clair que le christianisme de la Roumanie est d’origine apostolique. C’est d’ailleurs un point commun avec la France qui reçut l’Evangile de la bouche même des proches du Seigneur Jésus.

Chez nous aussi, saint André jouit d’un grand honneur puisqu’il est le patron de plusieurs villes (dont Agde dans l’Hérault) et de la Bourgogne. De plus, il possède le plus grand nombre d’églises, après les apôtres Pierre et Paul.

En définitive, il est intéressant d’observer que saint André, si cher aux coeurs des Orthodoxes, a servi de médiateur entre la communion des Eglises orthodoxes et l’Eglise catholique-romaine, puisque les deux reliques offertes à la métropole de Iasi, en Roumanie, l’ont été par un Cardinal autrichien et un Métropolite grec.

Diacre Stephane


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